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Cette année nous avions programmé de passer la semaine d’Halloween à Center Parcs en Sologne.

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un grand parc forestier où on loge dans de mignons cottages tranquilles, où on se déplace à pied ou à vélo pour profiter des animations natures, aquatiques et autres du parc. Nous avions sympathisé lors de notre précédent Séjour avec la jeune et dynamique équipe d’animation et nous venions leur dire au revoir car leur contrat arrive à terme. Grâce à eux et à la nouvelle équipe nous avons passé à nouveau un séjour merveilleux, riche en émotion et en souvenirs et je profite pour les en remercier <3 et leur souhaiter à tous une très belle continuation…. 🙂

J’avais apporté avec moi ma pochette secrète dans laquelle je conserve tous mes écrits, mes pensées depuis mon enfance. La tranquillité du cottage, » le changement d’air », tout cela est fort propice à l’inspiration et j’ai passé une partie des vacances (au grand damne de mon namoureux 😉 ) à créer un programme express de formation accessible à tous, que je vous présenterai d’ailleurs d’ici peu…….

Au cours de mon plongeon dans ma fameuse pochette secrète, je suis tombée sur un texte que j’avais écrit il y a plus de 10 ans et j’ai eu envie de le partager avec vous. J’y retrace rapidement, avec ma vision du moment, ma vie et évoque ma perception du monde. Au cours de cette lecture j’ai été interpellée par mon regard parfois assez noir, sur lequel je continue de travailler 🙂 et par l’ancrage de certaines valeurs qui sont toujours aussi présente dans ma vie aujourd’hui. Je vous le livre tel quel, sans rien changer de la version d’origine, si ce n’est, je l’avoue, la correction de quelques fautes que j’ai pu détecter :-). J’espère que sa lecture vous inspirera autant que moi……

« Cette journée avait pourtant bien commencé. Ma vie aussi avait bien commencé. 2 jeunes parents ; ma mère 18 ans, mon père 22. L’amour les unissait et mon arrivée sembla heureuse. Pourtant déjà je compromettais sans le savoir l’avenir de ma mère. En cette fin août de 1975 elle s’apprêtait à entamer sa dernière année au lycée. Mais faire ses études avec un nourrisson sur les bras n’est pas évident et ainsi elle n’obtint pas son baccalauréat section chimie. La première année de ma vie se solda donc par un premier échec!

Les années suivantes rien de particulier ne vint troubler ma vie, si ce n’est l’arrivée de mes 2 sœurs 2 ans et 3 ans et demie après ma propre arrivée.

Une belle petite famille : 3 enfants, des parents encore tout jeune et mon père amorçant une carrière prometteuse. Tant de bonheur en perspective pour en arriver à tant de gâchis. Parfois la vie n’est pas juste.

Quand on est petit on voudrait être grand pour être libre. On croit être emprisonné par tant d’interdictions venant des parents, des adultes. On pense qu’ils ont la belle vie. On ne voit pas tous leurs soucis quotidiens, le travail, l’argent…. Pour nous tout est facile.

Je me souviens d’un jour où je voulais quelque chose et que mon père m’avait dit qu’on ne pouvait pas me l’acheter n’ayant pas assez d’argent. Du haut de mes 6 ans je lui avais répondu « mais tu n’as qu’à faire un chèque ».

Cela me semblait si simple. Le problème c’est qu’aujourd’hui encore quand je n’ai pas d’argent je fais un chèque « à déposer un peu plus tard s’il vous plait »…..

La où la vie est mal faite c’est que même si on vous prévient des dangers de l’existence, ceux-ci vous tombent dessus sans prévenir et le choc est rude. On passe de la petite fille écrivant sa lettre au Père Noël à l’adolescente que tous rejettent, peut-être parce qu’elle aussi rejetait ce monde de transition qui la mènerait vers un monde qu’elle commençait à voir rude et pas si agréable que ça tout bien réfléchi.

Adolescence mouvementée, grosses bêtises répétées.

L’entrée dans une vie d’adulte c’est pas facile.

Se rendre compte que tout le monde ment, que rien vraiment n’est sincère. Tout le monde cherche à vous prendre un bout de vous-même. On se retrouve dépossédé de sa naïveté, de sa fraîcheur, de sa candeur, de son insouciance.

Chaque jour on apprend de nouvelles choses. Des choses horribles sur les hommes, sur la société dans son ensemble.

Chaque jour alors qu’on croit avoir affronté le pire, de nouvelles injustices apparaissent, de nouveaux obstacles qu’il faut gravir. Tout est si compliqué alors que la vie pourrait être si simple. Toujours la même course. La course au travail, la course à l’argent, la course à toujours plus de pouvoir et de luxe.Qu’importe les moyens utilisés, il faut réussir! Parvenir à tout prix en haut de l’échelle!

La vie ne serait-elle donc qu’une vaste bataille pour parvenir à  montrer qu’on est meilleur? Mais meilleur par rapport à qui? A son voisin de pallier? A son collègue de bureau? A ses anciens camarades de classe? A ses frères et sœurs? A ses parents? Au monde entier? Meilleur par rapport à qui et pourquoi finalement?

Parce qu’une fois qu’on s’arrête on a plus de 60 ans, quelques années encore à vivre et si on se retourne, qu’est-ce qu’on voit? On voit toutes les années passées à courir après le succès, la reconnaissance de l’argent. Mais a-t-on vraiment profité de toutes ses années? Parfois la course n’a servi à rien et beaucoup se retrouve seul face à ce que fut leur vie….. Et plus la courage, plus la force d’avancer…. Alors seulement survivre. Survivre et attendre. Attendre la fin tout en espérant que le Paradis décrit par la religion existe et que là, enfin, on pourra sa reposer et atteindre ce pourquoi on a finalement couru toute notre vie : le BONHEUR!!!!!!

Bonheur d’une plage caressée par les doux rayons du soleil, balayée par des vagues bleues et salées, aussi salées que toutes les larmes qui ont pu couler pendant toute cette vie sur terre, avec tous ces gens qui se moquent bien de vous faire de la peine.

Bonheur de la rosée oubliée un matin sur les fleurs du jardin… Enfin ne plus pleurer, enfin ne plus penser à tous ces connards sous leur enveloppe dorée. Juste dormir sans plus réfléchir….

Les fous sont les plus heureux. Ils vivent dans le monde qu’ils se sont crées sans prêter aucune attention à la cruauté qui les entoure et qui nous enveloppe.

Travailler pour manger. Manger pour vivre. Vivre pour travailler. Déprimant, non? Et pourtant tel est le cercle (vicieux) de la vie. Souvent pas assez de volonté pour en sortir, pour le briser.

Moi je voudrais : Aimer pour vivre et Vivre pour aimer! Ce serait le secret du cercle vertueux de ma Vie……… »

Aujourd’hui je pense qu’ensemble nous pouvons contribuer à bâtir ce monde meilleur et ne pas faire de ma vision du monde de l’époque notre réalité. Je suis convaincue que plus on sera nombreux à voir les choses autrement, à donner un sens réel à notre vie, quel qu’il soit,plus nous aurons de bonheur, chacun, au quotidien. Et pour ça nous pouvons nous appuyer sur nos valeurs fondamentales les plus importantes pour nous.

Je me sens maintenant encore plus renforcée, gonflée à bloc pour continuer dans la direction que je voulais prendre et vers laquelle je serais ravie de vous voir me suivre.

A très vite les Amis <3 🙂

 

Et vous, quelles sont les valeurs fondamentales qui vous font avancer? Partageons-les dans les commentaires ci dessous

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